Je travaillais depuis quelques temps sur les thèmes de l’eau, de l’air, de la terre, du feu…

Les quatre éléments.

Cela a débouché sur une série de tableaux à laquelle j’ai donné ce titre.

Mais le monde qui m’entourait n’était pas fait que de cela

L’espace et le temps m’interpellaient tout autant.

 

Mais comment peindre l’espace ?

Mais comment peindre le temps ?

 

Avec des mots ? les scientifiques s’y sont employés.

Mais avec de la couleur ? des matériaux ?

 

Un jour en me promenant sur Gorgona, l’une des plus jolies plages de Panama, j’ai vu des choses extraordinaires, laissées sur le sable par la mer qui s’en allait.

Des coulures,

Des  reliefs,

du mouvement…

amplifié, sublimé par les jeux de lumière

 

Et puis ces animalcules  qui sortaient du sable,  faisaient des bouillons…

 

Comme si j’assistais au début du monde

Comme si la Vie se mettait en branle

Me faisait signe

Dessinait des destins

Tout un symbole

Que des symboles

Donnant vie à la vie.

 

Me ressouvenant d’autres sables,

D’autres plages de la Caraïbe ou du Pacifique

J’ai essayé de reproduire le sentiment de plénitude que j’éprouvais alors

devant la vie qui  nait  et qui s’écoule.



De toutes les couleurs que j’avais alors utilisées, le noir et le gris sont apparus comme la synthèse  qui s’imposait à l’Intemporel